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L'histoire de Bon Temps reste à écrire ...

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 Rien n'est dénué d'intérêt | Aindreas

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Batanya

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MessageSujet: Rien n'est dénué d'intérêt | Aindreas Mer 22 Aoû - 8:12


Rien n'est dénué d''intérêt



Une voiture qui file sur l’autoroute à vive allure en direction de Monroe, deux personnes sont présentes dans celle-ci et aucunes n’étaient réellement humain. Batanya pendant ce trajet se demandait encore comment elle en était arrivée là à presque 20 heures du soir alors qu’elle devrait être en toute logique dans la salle de jour de la Reine. Maudit terrien quand ils s’y mettaient tous ensemble ! Enfin, elle avait ronchonné pour la forme et pour l’esprit du travail bien fait mais au final, elle appréciait plutôt cette surprise. D’ailleurs il faudrait un jour qu’elle comprenne pourquoi tous ces gens voulaient vous faire des surprises au lieu de vous le dire clairement ? C’était encore une notion qui lui échappait profondément mais visiblement pas à Desmond, ni à Sophie-Anne. D’ailleurs s’il lui arrivait quelque chose pendant cette soirée, elle allait juste être la risée de son propre peuple pour avoir fait autre chose de ce qu’il fallait. Un soupire s’échappa de ses lèvres et elle chassa ces pensées parasites de sa tête. Une chose à la fois était on ne peut plus suffisant à son humble avis. La voiture s’engagea dans des petites ruelles avant de se garer près d’une immense librairie éclairée où des dizaines, voire plus, de personnes attendaient pour pouvoir pénétrer à l’intérieur. Un petit « C’est là, allez file » lui arriva aux oreilles alors que son regard noir s’était posée sur cette foule d’humain et de vampires d’un air interloqué. Il fallait vraiment qu’elle se mêle à tous ce monde qui semblaient surexcités ? Un regard de l’avocat lui fit comprendre de se dépêcher si elle ne voulait pas devoir jouer des coudes pour entrer à l’intérieur. La Britlingen le remercia et finit par s’extirper du véhicule.

-S'il y a le moindre problème, je veux que tu m’appelles c’est clair ?

Elle n’était pas destinée à entendre la moindre réponse vu que la voiture avait déjà redémarré dans une autre direction que celle par où ils étaient arrivés. Allez maintenant c’était seul contre tous ! Elle respira profondément avant de s’avancer dans la bonne direction. Sur la vitrine pas loin on pouvait voir qu'Aindreas O'Connell venait ici même en ce jour pour la promotion de son nouveau bouquin qui sortait dans les bacs. Allez au final, c’était une surprise qui n’était pas si mauvais que ça. Une soirée de libre, une sur des centaines que dis-je bien plus, pour aller au moins voir un auteur qu’elle appréciait, pour tout avouer, elle avait lu tous ces livres et les avait adorés. Certes, elle n’avait jamais eu le temps d’apprécier la lecture avant mais aujourd’hui cela occupait le temps. On se prenait dans les histoires et cela détendait de s’évader quelques instants. Et puis c’était une manière comme une autre également de comprendre les comportements et la manière de penser du monde dans lequel elle était admise pour l’instant. Finalement un sourire se dessina sur son visage alors qu’elle avait rejoint la masse compacte des gens. Certains la regardaient d’ailleurs d’un drôle d’air pendant que les autres se reculaient un peu en n’était pas vraiment rassurés. Pour temps, elle avait fait un effort considérable. Elle avait un jean, un t-shirt, une veste en cuir seulement. Bon d’accord, elle avait deux Surikens glissées dans ces poches et une arme bien camouflée par la veste également mais elle avait déjà fait l’immense effort de laisser son épée chez la reine. C’était un immense sacrifice, elle s’en sentait d’ailleurs un peu nue. Ironie.

Intimer le respect sans rien faire, la crainte et parfois l’envie (eh oui tout en muscle et athlétique), elle en avait pris l’habitude. Mais heureusement, elle ne dut pas s’attarder sur les comportements humains parce que les portes s’ouvrirent enfin. Miracle. Elle se faufila donc à l’intérieur sans trop de problèmes, il faut dire qu'en avançant vers la porte, on l’avait laissé passer. Elle avait esquissé un sourire amusé mais cela ne paraissait pas rassurer ladite personne. Allez savoir pourquoi…Son regard se perdit un instant vers la librairie en elle-même, son haut plafond, ses nombreuses étagères surchargées de livre ainsi que les présentoirs avec celui qui les intéressait tous à présent. Quoique à son avis, il y en avait certain qui était plus intéressé par l’écrivain en lui-même au vu du grimage de leur visage et de leur style vestimentaire. Elle s’écarta un petit peu de cette foule, la longue habitude de se faire oublier dans les pièces sans doute. Avant de regarder les livres ou d’en prendre en main pour lire les quatrièmes de couverture. L’heure tournait, la salle se remplissait petit à petit, on allait peut-être se retrouver un peu à l’étroit qui sait ? Elle n’avait pas la moindre idée de comment cela se passait, ni qu’est-ce qu'on y faisait réellement ? Vous allez me dire c’était bien d’être encore étonnée par la vie après plus de cent ans mais l’inconnue n’était pas forcément des plus agréable. Surtout que c’était tous des pans qu’elle ne gérait pas. Puis finalement une silhouette arriva, un homme qui prit la parole. Elle ne l’écoutait pas vraiment pour vous dire, son regard resta un instant fixé sur la personne ou plutôt le vampire qui était derrière lui. L’auteur en personne…

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Aindreas O'Connell

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MessageSujet: Re: Rien n'est dénué d'intérêt | Aindreas Ven 24 Aoû - 12:27

Aindreas & Batanya
«Rien n'est dénué d’intérêt. »

Je m’étais levé de bonne heure (dix-neuf heures) et avais attendu le coucher du soleil pour pouvoir sortir. J’étais attendue à Monroe pour faire la promotion de mon nouveau livre. La séance de dédicace ne commençait pas avant vingt-deux heures, c’était l’une de mes exigences, d’abord car ma condition de mort m’empêchait tout contact au soleil, ensuite parce que plus d’une heure de route séparait Shreveport à Monroe. Maxine avait tenu à m’accompagner et je n’avais pu lui refuser. Après tout, ça lui ferait une sortie « normale », songeais-je.

Monroe n’était pas un choix anodin. Cette ville était très peuplée et même si « l’anti vampirisme » était important là-bas, ma venue n’avait pas dérangé le gérant de la librairie, « au contraire » avait-il souligné, enthousiaste. Il se disait que tout le monde attendait cette séance de dédicace avec impatience, que le premier chapitre de mon livre parut sur internet faisait déjà saliver et qu’il ne faisait aucun doute sur la réussite de ce nouvel ouvrage. Celui-ci racontait une nouvelle aventure de mon héros, en Egypte. On m’avait souvent félicité pour la justesse des propos et des descriptions. Comment aurait-il pu en être autrement ? J’avais voyagé dans tous les endroits que je décrivais, sauf que ça, personne ne le savait. Tout était donc complétement authentique, du plus infime détail au reste. C’est ce qui m’avait valu ma renommée depuis très longtemps. La différence résidait aussi dans le fait que je n’étais jamais vendu comme « l’auteur vampire » mais comme un écrivain comme tous les autres. Evidemment, lorsque mes lecteurs ignorants apprenaient ce que j’étais réellement – je ne m’en cachais pas – ils ressentaient une sorte de choc, mais rares étaient ceux qui décidait de me boycotter pour ce que j’étais.

A vingt heures pétantes nous étions sur la route, Maxine au côté passager, moi au volant faisant rouler la voiture à grande vitesse. Je n’aimais pas être imprudent, mais mes réflexes étant décuplé, mais conduite n’avait rien de dangereuse, ni pour moi, ni pour les autres. Maxine et moi échangions quelques mots de temps en temps sans pour autant tenir une réelle conversation. Malgré mes efforts à enterrer la hache de guerre, notre petite dispute de la semaine passée avait laissé une certaine amertume.

Il était presque vingt-et-une heure trente lorsque je garai la voiture sur le parking réservé au personnel de la librairie. Plusieurs affiches me représentaient et annonçaient que j’étais de passage le soir même pour une « séance spéciale ». A l’intérieur, c’était pire. Me voir partout me perturbait un peu, mais bon, j’avais fini par avoir l’habitude de ces séances de promotion. Une grande table de bois avait été posée au fond de la vaste pièce et quelques étagères avaient été déplacées pour faire de l’espace. La table était couverte de plusieurs piles d’exemplaire de mon nouveau livre, à gauche comme à droite, et au centre une place avait été faite pour que je m’y mette.

J’échangeai quelques mots avec le libraire fort heureux de me rencontrer « pour de vrai ». Je ne présentai pas Maxine, je n’aimais pas qu’on la sache « proche » de moi, ça pouvait être dangereux pour son compte, et pour le mien. Un bon quart d’heure plus tard, je pris place, sommai Maxine de ne pas faire n’importe quoi et attendis tranquillement que mes premiers fans arrivent. L’attente ne fut pas longue. A peine les portes étaient-elles ouvertes que des dizaines de personnes se précipitèrent. « Bonsoir ! Enchanté, à quel nom dois-je signer ? » Répétai-je encore et encore, inlassablement. Un jeune garçon – quatorze ans tout au plus – me demanda si je pouvais apparaître sur les photos. Je lui répondis en riant qu’il n’y avait pas de raison et il s’était donc empressé de donner son appareil photo à sa mère pour me tirer le portrait. Plusieurs personnes imitèrent son geste et ceci dura un certain moment.

Au bout de trois quart d’heure, le libraire vint se placer devant la table et indiqua à tout le monde que « l’auteur va faire une pause ». Des moues boudeuses se dessinèrent sur certains visages, mais d’une voix séductrice je leur promis de revenir au plus vite. Je me levais et fis une tape amicale dans le dos du libraire quand mes yeux se posèrent sur une jeune femme brune à l’air complètement perdue. Elle ne semblait pourtant pas sauvage ou que sais-je encore. De mon point de vue tout à fait civilisé je me demandais ce qui pouvait la déranger tant que ça. Quelque chose en elle était bien différents des personnes présentes ici – pour la plupart des humains. Une chose était sûre, ce n’était pas un vampire. Lorsque son regard se posa sur moi, je me dirigeai vers elle d’un pas assuré, un sourire aux lèvres.

« Vous semblez perdue. Besoin d’aide pour quelque chose peut-être ? Je me présente, Aindreas O’Connell. » Lui dis-je en lui tendant la main. Inutile de me présenter, songeais-je en repensant que mon visage et mon nom étaient affiché partout dans ce lieu, mais l’habitude des bienséances me poussait à bien me comporter.


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Batanya

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MessageSujet: Re: Rien n'est dénué d'intérêt | Aindreas Mar 28 Aoû - 7:54


Rien n'est dénué d''intérêt



Une salle pleine à craquer, des livres par milliers à portée de main, un auteur génialissime et une foule d’humain. Voilà le cocktail détonant qui allait rythmer sa soirée, ou plutôt sa journée. Vu la nature nocturne de la personne qu’elle était sensée protéger, son cycle de jour et de nuit était mis à mal tout le temps. En plein jour, il faut quand même surveiller, on ne pouvait pas laisser la sécurité à de simples humains qui détaleraient comme des lapins devant une menace plus intense et la nuit, elle l’accompagnait à chaque déplacement même dans sa propre demeure. Peu importait, elle était loin des tracas quotidien en plein milieu d’une libraire. Question normalité pour une fois, Batanya faisait fort dans son style. Elle ne prenait que rarement la peine de se mêler à une telle foule de personnes ignorantes à ce point. Enfin la raison en valait bien le déplacement là n’était point là le sujet de débat, mais maintenant elle se retrouvait un peu là-bas comme un cheveu sur la soupe. Présente mais décontenancée, elle ne savait pas vraiment qu’elle était la marche à suivre et celle-ci n’était écrite nulle part. Pourtant cette masse compacte de personne semblait se mouvoir selon une logique définie, qui lui échappait. Tout en lisant un quatrième de couverture qui parlait d’une histoire à dormir debout, elle pouvait voir du coin de l’œil que les gens se rassemblaient autour d’une table central, prenaient les bouquins et se mettaient gentiment en petite file indienne comme si une force supérieure venait de leur intimer l’ordre. Bousculade joyeuse, parole échangées, idées en tous genres, tous parlaient du début du livre. Elle aussi l’avait lu plus par hasard que par réelle envie de chercher. Si elle pouvait s’en sortir sans trop de soucis avec un téléphone portable, internet n’était pas encore sa tasse de thé, voire pas du tout.

Elle avait reposé son livre tranquillement, son regard partant vers ses gens. Un brouhaha continu de parole, de pas, de raclement en tous genres l’empêchait de comprendre absolument tout. Mais une voix demandait à quel nom il fallait signer sans discontinuer. Comprenant finalement que c’était la marche à suivre, elle avait été docilement chercher un livre neuf, l’odeur du papier était esquisse, avant de revenir à l’arrière du magasin. Pour tout dire elle n’était pas pressée et elle n’avait pas envie de ressembler à des sardines dans une boîte trop petite. Elle attendait dans son coin quand l’homme qui gérait la libraire, stoppa le tout pour un moment. Puis elle put enfin vraiment voir qui était l’auteur de ces livres. Son regard avait été accroché au sien mais sans plus. Elle s’attendait plutôt à ce qu’il parte et revienne plus tard mais contre toute attente, elle vit ses pas venir dans sa direction. Hein ? Non elle rêvait sans doute éveillé, le manque de sommeil allait vraiment finir par l’atteindre. Mais non sous le regard plus que médusé de certains addicts de la pièce, c’était bien vers elle qu’il se dirigeait. ! Pendant une fraction de seconde, elle se demandait ce qu’elle avait bien pu faire ? Elle n’avait strictement pas bougé ni menacé quiconque... Une interrogation non formulée se peignait sur son visage qui s’enleva bien vite quand cette voix inconnue jusqu’alors lui parvenu à l’oreille.

Pour le coup la Britlingen ne savait pas si elle devait garder son visage impassible habituel ou afficher un sourire un rien niait. Ce fut un petit mélange des deux qui devait la rendre encore un rien plus ridicule. Décidément, ce n’était peut-être pas son jour. Elle était un peu surprise de sa demande, bon il faudra encore faire quelque effort pour camoufler son propre désarroi. Après quelques secondes, elle remit le livre dans une seule main pour qu’au moins une se libère pour lui serrer la main qu’il tendait.


-Je suis enchantée de faire votre connaissance Monsieur O’Connel, je me nomme Batanya… Et c’est aimable à vous de demander mais tout va bien. Disons juste que je n’ai pas franchement l’habitude d’une foule et je ne sais même pas ce que je suis censé faire. Visiblement la file pour que vous signiez… Donc si vous avez une liste sur la conduite à adopter ? Je suis preneuse.

Un tantinet d’humour pour que le tout passe mieux, cela donnerait juste l’impression qu’elle n’avait jamais mit les pieds dans une promotion de livre, on ne peut plus vrai. Elle avait esquissé un léger sourire en relevant le livre au moment opportun pour ponctuer sa phare. Bizarrement cette arrivée de l’attraction entre guillemets de cette soirée dans sa direction, n’allait pas vraiment l’aider à passer inaperçu ou à se fondre dans le décor, parce qu’elle pouvait quand même sentir les regards des autres clients lui vriller le dos sans qu’elles doivent prendre la peine de se retourner. Et c’était toujours là que vous aurez mille et une choses à dire et aucune qui semble assez intelligente que pour être prononcée.

-Vos livres sont admirablement bien écrits… Profond ma chère, tu n’avais pas mieux ....Non excusez-moi-vous devez en avoir assez des gens qui vous répètes toujours la même chose ?! Je ne voulais pas vous empêcher de prendre votre temps de pauses, ils ne vont pas vous lâchez de sitôt je crois…

Un mouvement de tête en direction de la foule accompagné d’un sourire un rien amusé sur ses lèvres. À croire qu’en présence d'autres espèces dites plus surnaturelle, elle reprenait un rien contenance. Attention, elle n’avait aucune peur des humains ni même aucune crainte à avoir d’eux c’était juste qu’il fallait s’habituer à leur méthode alors que ces us et coutumes étaient lois, d’être les leurs. Britlingua était loin à présent.

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Aindreas O'Connell

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MessageSujet: Re: Rien n'est dénué d'intérêt | Aindreas Mer 29 Aoû - 13:44

La jeune femme parut surprise de me voir m’avancer vers elle. Je me demandais ce qui pouvait bien traverser son esprit. Pensait-elle que je venais la courtiser ? Loin de moi cette idée pourtant. Surtout en un pareil lieu, quoi que j’avais la réputation de rendre toute chose les jeunes femmes qui venaient à mes séances de dédicace. Pensait-elle que je lui voulais autre chose ? Mais quoi donc ? Cependant, lorsque je me présentai et lui demandai si elle avait besoin de mon aide pour quoi que ce fut, un sourire s’afficha sur ses lèvres. Elle passa le livre qu’elle tenait entre ses mains dans celle de gauche et se saisi de celle que je lui présentais. « Je suis enchantée de faire votre connaissance Monsieur O’Connell, je me nomme Batanya… Et c’est aimable à vous de demander mais tout va bien. Disons juste que je n’ai pas franchement l’habitude d’une foule et je ne sais même pas ce que je suis censé faire. Visiblement la file pour que vous signiez… Donc si vous avez une liste sur la conduite à adopter ? Je suis preneuse. » Quel prénom étrange. L’absence de nom de famille aurait pu me troubler si je ne m’étais pas trouvé ici. Effectivement, rare étaient mes fans qui se présentait en ajoutant leur nom de famille. Elle ponctua sa phrase en présentant le livre qu’elle tenait dans les mains. Visiblement, il s’agissait de sa première promotion de livre. Elle n’avait sans doute jamais rencontré un auteur dans de pareilles circonstance et était perdue, je l’avais bien remarqué. Je lui retournai son sourire et lui indiquait d’un air faussement sérieux la marche à suivre. « Si vous êtes du genre à ne pas aimer la foule, je vous conseille de faire la queue tranquillement tout en plongeant la tête dans votre bouquin… Même si vous ne faites que semblant. Et puis vous attendez sagement votre tour. Si, au contraire, vous aimez la convivialité, je vous conseille de discuter avec d’autres lecteurs, c’est toujours enrichissant ! Quoi qu’il en soit, suivez la file et attendez votre tour pour une petite signature. » Dis-je en ponctuant ma phrase dans un clin d’œil séducteur.

La pause n’était annoncée que depuis quelques minutes et déjà les lecteurs s’impatientaient de me voir discuter avec l’une d’entre eux – c’était en quelque sorte le cas. Jalousie, envie, mécontentement, il y avait de tout ici et je sentais bien que mon interlocutrice n’en était que plus mal à l’aise. Ou était-ce là de la concentration que je voyais ? « Vos livres sont admirablement bien écrits… » Dit-elle sans pour autant paraître sûre d’elle. « Non excusez-moi-vous devez en avoir assez des gens qui vous répètes toujours la même chose ?! Je ne voulais pas vous empêcher de prendre votre temps de pauses, ils ne vont pas vous lâchez de sitôt je crois…» Dit-elle en jetant sa tête en direction d’une petite foule qui était en train de se former tout près de nous. « Oh vous savez, il est toujours bon d’entendre que nos œuvres sont appréciées ! » Lui dis-je dans un sourire légèrement arrogant. « Vous avez raison, des vrais requins quand ils s’y mettent ! Venez. » Lui dis-je en lui faisant signe de nous égarer. « Je suis à vous très vite ! » Ajoutai-je à l’intention des autres.

J’emmenai Batanya – décidemment oui, ce nom était vraiment original – dans la réserve là où ma « place de pause » était préparée et là où personne ne viendrait nous déranger. J’interrogeai le libraire pour savoir où était Maxine – sans pour autant donner de détail sur qui était cette personne – et il me répondit qu’il n’en savait rien d’un simple mouvement d’épaules. Je fronçai les sourcils. Où pouvait-elle être ? Me trouvant impoli, je secouai la tête et décidai de ne pas m’inquiéter : Maxine m’avait promis de ne faire aucun écart à Monroe. Quel genre de créatures aurait-elle pu trouver ici de toute manière ? C’était la ville la plus conservatrice de l’état de Louisiane.

Je me penchai vers la table pour y saisir une bouteille de True Blood et l’ouvris. « Vous avez envie de boire quelque chose ? Je pense que le libraire a été assez prévoyant pour se fournir en un peu tout et n’importe quoi de comestible. » Lui dis-je en souriant. Elle n’était pas vampire, c’était une certitude. Et elle n’était pas non plus humaine. Je n’étais pas un professionnel en connaissance de créatures mais je savais reconnaitre un être surnaturel d’un être parfaitement humain. « Vous êtes venu spécialement pour… Ça ? » Demandais-je en indiquant la salle d’à côté d’un signe de tête. « Ou habitez-vous ici ? Je suis certain que vous ne venez pas de chez nous, votre prénom n’est pas du genre commun. De quel pays venez-vous ? » Curiosité quand tu nous tiens.


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MessageSujet: Re: Rien n'est dénué d'intérêt | Aindreas Ven 31 Aoû - 21:22


Rien n'est dénué d''intérêt



On avait beau faire tous ce que l’on pouvait, on ne changeait pas les bonnes vieilles habitudes. Elle aurait dû se douter depuis le début que se fondre dans la masse ne serait pas aussi simple que cela en avait l’air en voyant tout ce monde. Evidement quand on était dans des endroits particuliers une présence étrange n’était qu’une de plus et on vous laissait tranquille mais là soit elle faisait peur, sans franchement le vouloir parce qu’elle avait toujours ce visage fermé et concentré, soit elle attisait la curiosité. Tout ce qu’il ne fallait pas quand vous vouliez faire comme monsieur tout le monde. Encore une fois, ce fut raté alors qu’elle comprenait enfin comment on était censé se comporter ici et que l’écrivain prenait une pause, au lieu d’aller elle ne sait ou dans l’arrière-boutique, il revint vers elle. Voilà qui faisait déjà sans doute un changement notamment par rapport aux habitudes, vu l’étonnement et de l’interrogation général qu’elle décryptait sans mal sur les visages qu’elle voyait. La longue expérience de décryptage des émotions, cela aidait pas mal pour repérer les personnes qui venaient avec de mauvaises intentions. Se reprenant, elle eut le droit à une présentation en règle et sans doute plus de paroles d'Aindreas que quiconque jusqu'à maintenant ou la discussion était sans doute répétitive et limité à un prénom. Batanya restait devant lui, droite, bien campée sur ses jambes pour l’écouter. Il y avait un petit quelque chose de nonchalant dans sa position qui trahissait pourtant une réactivité étonnante à la moindre alerte. Bien qu’elle tentait de le rassurerez en faisant de l’humour, il ne semblait pas étonné et lui répondit gentiment.

Lui signalant qu’elle n’avait que deux possibilités en ce lieu. Le choix n’était pas cornélien, elle allait opter pour le premier surtout depuis qu’ils étaient devenus touts deux le centre d’intérêt d’une librairie bondée. Il n’y avait qu’en faisant semblant de lire qu’elle percevrait mois les commérages habituelles qui fuseront sur pourquoi on lui parlait à elle et pas à eux. Surtout que ses chuchoteurs se croyaient toujours discrets alors qu’ils ne l’étaient pas du tout. Que soit, elle chassa volontiers ces pensées de sa tête et esquissa un sourire plus sincère quand on pu découvrir un côté plus joueur de sa personnalité. Était-ce donc une caractéristique des vampires ? Pour le moment toutes les personnes qu’elle a rencontrées s’y étaient amusées. Même la reine mais cela ne comptait pas vraiment.


-Je crois que je vais prendre la première solution et attendre gentiment, merci du conseil. Après tout je suis venue ici pour un autographe je ne vais pas partir sans…

Ajouta-t-elle avec une mimique toute pré faite. Jouer sur toutes les gammes, elle avait l’habitude. Bon, elle n’était parfaitement sérieuse que quand elle travaillait, le reste du temps elle pouvait être plus sociable et se débridait quelques peu, il fallait en profiter. D’autant plus que sur la terre, elle n’était pas soumise à cette pression constante de compétitivité avec les autres Britlingen. Cependant, elle pouvait difficilement omettre les regards pesant sur leur duo. Alors que la conversation continuait et qu’elle lui disait qu’il pouvait aller prendre sa pause sans soucis, il décida pour remédier à ce problème de l’emmener avec lui. Là voilà occupée de le suivre docilement en direction du fond du magasin. Faisait-il ça avec tous les clients potentiels à l’air hagard? Elle n’était pas sur de vouloir savoir la réponse parce que sinon sa méfiance toujours présente remonterait crescendo. Arrière-boutique ! Tranquillement elle était rentrée dans la pièce spécialement aménagée pour l’occasion avant de suivre du regard le mouvement de la porte se refermant sur la foule. Les laissant seul dans la pièce. Enfin seule, elle se doutait qu'au vu de l’ouïe de son vis-à-vis, il les entendrait toujours .Pour sa part c’était plus indistinct et entremêlé. Elle avait avancé vers la table centrale ou trônait ce sang synthétique. La garde du corps restait debout dans une immobilité parfaite, il n’y avait que sa tête qui bougeait suivant inconsciemment ses mouvements. Par habitude, elle avait passé la pièce au peigne fin, visuellement parlant, par cause de défaut professionnel. Eh le verdict était sans appel, le lien n’était pas du tout sécuritaire, mais que soit, ce n’était pas son problème. Au bout de quelques secondes, le vampire reprit la parole lui disant qu’elle pouvait prendre à boire. Disons qu’elle était partagée par le faite qu’elle pouvait parler toute seule avec son écrivain préféré et le faite que tout cela lui semblait bien étrange. Désagréable mélange.

-Je ne compte pas vous priver de boisson, ni vous, ni le propriétaire des lieux et je n’ai pas très soif mais c’est aimable de proposer…Pardonnez ma question qui va peut-être vous paraître un peu brusque mais vous ne faites pas ça avec toute les clients perdus, n’est-ce pas ?

Ou alors, là les vampires l’étonneront toujours. Fort probable également. En attendant sa réponse, elle ramena une mèche de cheveu qui s’était échappée de sa chevelure derrière son oreille avant de s’adosser d’une hanche contre la table, une main y prenant appui. Elle ne comptait pas non plus enlever sa veste parce que s’il venait à découvrir l’arme, il allait sans doute mal le prendre. Bien qu’elle soit armée de vrais balles et pas celle de bois. Elle n’avait pas envie de déclencher quoique se soit. C’était de la sécurité rien de plus. Son regard noir profond se tourna vers le sien et s’y accrocha quand il reformula un autre flopé de question. Voilà que tout s’éclairait, la curiosité, l’envie de savoir, de connaitre plus, c’était tout cela en même temps qui l’avait sans doute poussé à agir de la sorte. Pouvait-on le reprocher à un écrivain ? Sans doute pas. Un sourire un rien mystérieux et amusé se peignait immédiatement sur ses lèvres fines. Un flot de question habituelle presque pour les mêmes caractéristiques qui callait à chaque fois. Elle pencha un peu la tête sur le côté avant de répondre d’un ton de voix maitrisé.

-Bien sur que oui. Vous croyez que je suis venue ici pour faire quoi ? Tenter d’attirer subrepticement votre attention pour vous emmener dans une salle isolée ?...Elle sourit un peu plus, c'était un rien inquiétant en tant normal... J’ai lu vos livres et aussi bizarre que cela puisse vous semblez je les apprécie beaucoup. Les intrigues sont toujours bien ficelées, les détailles et les comportements parfaitement décrit. Une manière de tourner les phrases agréables et innovantes qui n’a pas encore trouvé d’égal.

À jouta-t-elle. Bon il était vrai qu’elle n’avait pas lu tant d’autres livres que cela mais ce n’était pas non plus comme si elle avait toute la journée. Il fallait quand même qu’elle pense de temps en temps à dormir pendant ces heures de repos. Quoiqu'elle en aille l’habitude, on ne pouvait pas faire sans. Bon le laissez dans le flou ne serait pas très aimable surtout après ce qu’il avait fait alors elle reprit sur ces interrogations précédentes.

-Pour le moment, je vis dans la Nouvelle-Orléans. Pour ce qui est de mon prénom, c’est dans une gamme normale d’où je viens vous savez… Pays, pays, j’aimerais vous le dire mais cela me semble plutôt compliqué. Et vous ? Si je puis me permettre Aindreas cela a quelle origine ? Ou plutôt quelle époque ?

Ah la curiosité, ici, risquait d’être à double sens. Bien que l’attrait de son côté soit surtout motivée par le fait qu’on pourrait la mettre dans la catégorie des fans, sans être complètement écervelée, on parlait tout de même d’une garde du corps les amis qui était toujours prête à réagir. Action-Réaction.

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MessageSujet: Re: Rien n'est dénué d'intérêt | Aindreas Mar 4 Sep - 11:02

Aucun doute. La jeune femme qui se trouvait devant moi n’était pas une habituée de ce genre de choses. Mal à l’aise, légèrement confuse dans ses dires, interloquée par ce qui devait être la nouveauté, elle avait tout d’une femme d’un autre monde. Peu à son aise au milieu de cette horde de requins qui n’attendaient qu’une chose – que je vienne discuter avec eux par exemple, comme je le faisais à ce moment-là avec Batanya – je me décidais à lui venir en aide. Après tout, c’était mon temps de pause, et j’avais vraiment besoin de ma ration de sang. Cela faisait plus de deux jours que je n’avais rien bu, et la concentration d’humains ne m’aidait pas à contrôler ma soif.

Nous nous dirigions donc à l’arrière de la boutique, dans la réserve où de nombreuses étagères étaient remplies de livres, neufs ou d’occasion. Le brouhaha de la pièce d’à côté était légèrement désagréable – « qui est cette femme ? « pourquoi ? « « comment ? » – mais j’avais depuis bien longtemps appris à faire abstraction de ça.

Sur la petite table était posée une bouteille de True Blood encore chaude que je décapsulai avant de tourner mon regard sur Batanya. N’étant ni humaine ni vampire – je l’avais senti – je ne savais pas vraiment de quoi elle avait envie ou besoin, je lui demandai donc d’un air totalement détaché, histoire de ne pas montrer qu’elle était à moitié démasquée, ce qu’elle désirait boire. «Je ne compte pas vous priver de boisson, ni vous, ni le propriétaire des lieux et je n’ai pas très soif mais c’est aimable de proposer…Pardonnez ma question qui va peut-être vous paraître un peu brusque mais vous ne faites pas ça avec toute les clients perdus, n’est-ce pas ? » Je ne pus retenir un sourire en coin à cette remarque. J’évitais de me retrouver seul avec des humaines un peu trop entreprenantes – certaines fans étaient capables de tout et n’importe quoi pour plaire à leur idole – car même si je possédais une maîtrise de moi tout à fait respectable, je n’étais jamais à l’abri d’un impair. J’évitais comme la peste toute situation qui pouvait vite virer à la catastrophe. Après tout j’étais un vampire, un traqueur, un tueur et même si ma cible première n’était pas l’Homme, je n’en étais pas moins méfiant de mon instinct de prédateur. « Pourquoi cette question ? Vous avez peur d’être un simple nom sur une longue liste ? » Dis-je sur un ton taquin. Oui je l’avoue, j’avais déjà profité de ma renommée, mais ça n’allait jamais très loin, et pour une fois, ce n’est pas une envie de séduction qui m’avait poussé à aller à la rencontre de la jeune femme.

Pour toute réponse je fis parler ma curiosité. Pourquoi était-elle présente si ce n’était pas dans ses habitudes ? Etait-elle du coin ? L’origine de son prénom m’intriguait. Elle avait tout d’une étrangère et j’étais curieux de savoir d’où elle venait réellement. Un sourire plein de mystères s’afficha sur son visage, dessinant deux petites fossettes sur ses joues. «Bien sûr que oui. Vous croyez que je suis venue ici pour faire quoi ? Tenter d’attirer subrepticement votre attention pour vous emmener dans une salle isolée ?... » Oh, une joueuse. J’en pris bonnes notes. « J’ai lu vos livres et aussi bizarre que cela puisse vous semblez je les apprécie beaucoup. Les intrigues sont toujours bien ficelées, les détails et les comportements parfaitement décrit. Une manière de tourner les phrases agréable et innovante qui n’a pas encore trouvé d’égal. » Eh bien eh bien, c’était presqu’une critique de journaliste que j’avais là, et je la soupçonnai l’espace de quelques instants d’être très bonne actrice et d’avoir concocté ce plan pour me tirer les vers du nez. « Je vous remercie. » Dis-je simplement avant qu’elle ne vienne au sujet qui m’intéressait le plus. « Pour le moment, je vis dans la Nouvelle-Orléans. Pour ce qui est de mon prénom, c’est dans une gamme normale d’où je viens vous savez… Pays, pays, j’aimerais vous le dire mais cela me semble plutôt compliqué. Et vous ? Si je puis me permettre Aindreas cela a quelle origine ? Ou plutôt quelle époque ? »

Je bus une gorgée de ma bouteille. Pourquoi tant de confusions sur son pays d’origine ? C’était curieux et mon esprit de fouineur n’était pas rassasié. Il y avait quelque chose d’étrange en elle, ne serait-ce que de par sa nature inconnue. Je ne connaissais pas toutes les espèces qui peuplaient la Terre. De ce que j’avais pu entendre, il y en avait énormément. Je connaissais les vampires évidemment, mais également plutôt bien les loups-garous. Je ne maitrisais pas le sujet des métamorphes en totalité mais je savais quelques trucs. Mais beaucoup de vieux vampires, que j’avais pu côtoyer durant mes deux décennies de vie, avaient laissé supposer que la population terrienne ne se limitait pas du tout à cela. Batanya faisait sans aucun doute partie de ces espèces non identifiées et j’étais curieux de savoir laquelle. Inutile de lui demander – ou subtiliser – ses papiers d’identité, me dis-je à moi-même, les faux étaient faciles à fabriquer à notre époque et l’on s’inventait facilement une autre identité.

Elle désirait donc connaître mon origine, la vraie. Quelques secondes me suffirent à admettre qu’elle n’était pas journaliste et que je pouvais me pousser à la confession sans craindre grand-chose. J’aimais garder une part de mystère. « Irlande. J’y ai vécu toute mon humanité, au début du dix-neuvième siècle. Mes parents étaient très friands des prénoms à signification. Toute la famille en a hérité. » Et c’est tout ce que je m’autorisais à lui dévoiler, c’était déjà bien assez. Je finis ma bouteille de True Blood avant de jeter un coup d’œil au cadran de ma montre – qui n’était évidemment pas en argent. L’heure tournai mais je pouvais m’octroyer encore un peu de temps ici. Nous allions voir si la jeune femme était comme moi ou si j’allais réussir à lui délier la langue, ne fusse qu’un peu. « Expliquer votre origine serait compliqué ? Allons bon, je mets mon héros dans bien des situations compliquées, je pense être apte à comprendre, ne serait-ce qu’une partie, aussi minime soit-elle. » Conclu-je dans un sourire amusé.


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MessageSujet: Re: Rien n'est dénué d'intérêt | Aindreas Dim 9 Sep - 19:30


Rien n'est dénué d''intérêt



Illogique. Voilà que la Britlingen se mettait à suivre bien gentiment une personne totalement inconnue au bataillon dans un lieu plus reculé. De mieux en mieux, après il ne serait pas étonnant qu’on émette quelque doute sur la véracité de ses capacités à assurer la sécurité de quelqu’un en prenant autant de risque pour soi-même. Mais bon, elle ne risquait pas grand-chose, ce n’était pas des humains qui l’arrêteront et sans doute par notre ami ici présent. Même dans le pire des cas être presque immortel avait un certain avantage et la seule chance de mort était loin de se retrouver dans les environs. Donc non, il n’y avait aucune crainte qui ressortait sur son visage quand elle le suivit vers l’arrière-boutique, juste cette douce interrogation et peut-être un rien d’émerveillement. Enfin, fallait-il encore que ses bribes d’expression s’affichent sur son visage, pour cela rien n’était moins sur. La porte fermée, ils étaient enfin à l’abri de ces regards inquisiteurs mais la pièce n’était pas assez insonorisée que pour empêcher de les entendre. Bon sang, elle ne voulait même pas imaginer tout ce qui allait pouvoir se créer comme rumeur diverse. Les humains sont propres à inventer tout un tas de choses même les plus irréalistes tant que leurs envies de commérage seront comblées. Enfin, elle s’en moquait volontiers, elle ne les verrait sans doute jamais plus. Son cerveau décrocha enfin des clients pour se concentrer d’abord sur un défaut professionnel avant d’être parfaitement apte pour la conversation. Il fallait lui pardonner ces habitudes mais elle était pourtant déjà plus civilisée qu’un des leurs arrivant réellement sur terre pour son premier jour. Là tout vous semble étrange, complexe.

Et en parlant de chose que son esprit ne pouvait pas clairement réaliser, il y avait sa présence en ces lieux reculés. Même si elle le prenait en un sens comme un honneur, une part d’elle-même gardait cette méfiance ouverte du pourquoi elle ? Ok, elle intriguait mais tout de même. Pendant qu’il ouvrait sa boisson au gout de sang synthétique, la bonne blague, elle posait son regard noir vers lui, l’analysant tranquillement, posant la question qui était déjà sur le bout de ses lèvres. Sans réelle réponse attendue à part un petit sous-entendu tout à fait joueur. Décidément. Pour toute réaction, Batanya esquissa un nouveau sourire. Un nom sur une liste hein ? C’était qu’il allait avoir les chevilles qui enflaient, bien qu’au vu du nombre croissant de personnes qui s’intéressait aux vampires cela ne serait guère étonnant. Néanmoins sur ce point il n’avait rien à craindre, elle ne se battrait certainement pas.


-Ouh dit comme cela, on pourrait croire que vous profiter de votre renommer pour attirer les faveurs de vos lectrices. Je n’ai aucune crainte de cet ordre, c’est juste étrange au vu des chuchotements échangés. Pas votre habitude d’où ma question sur ce point.

Cependant, elle ne ramena plus la question sur le tapis car autre chose vient lui répondre rapidement : sa curiosité. Il fallait faire attention avec celle-ci, on disait qu’elle était sans doute un défaut comme une qualité, il fallait doser. Généralement la brune s’en moquait éperdument de répondre mais il fallait quand même garder un semblant de discrétion. Tout le monde n’avait pas besoin de tout savoir non plus. Elle avait déjà fait l’erreur une fois avec un lycanthrope qui en découvrant sa nature n’avait que très peu hésité sur son employeur. En même temps, il fallait en débourser de l’argent, un sacré paquet et cela tout le monde ne l’avait pas çà disposition. Mais revenons à nos moutons, façon de parler. Pour tout vous avouez, maintenant qu’elle était en présence d'une autre espèce dite surnaturelle et seule qui plus est, sa petite tendance à provoquer ou à rester évasive comme l’écrivain revenu au galop. Il en fit d’ailleurs les frais. Après tout c’était lui qui avait commencé ces insinuations. Toujours contre la table en bois, elle ne bougeait plus. L’immobilité était une amie qu’elle avait apprise à gérer depuis ses plus jeunes années, il n’y avait que son regard qui restait mobile et bougeait en fonction des bruits ou suivait ses mouvements sans être oppressant. Irlande, elle n’avait jamais vu, quand il parla de signification, elle aurait bien voulu enchainer directement là-dessus mais il préféra réattaquer. On allait devoir opter pour la méthode du donnant-donnant . Qui sait…

-Irlande hein ? Je n’ai jamais vu mais vous parliez de signification ? Quel est celle de votre nom ?

Oh n’allez pas croire que ce n’était pas délibéré comme technique. Cela l’était totalement et plutôt deux fois qu’une. Parler d’elle n’était pas dérangeant mais comment parler de pays quand elle savait juste le nom de sa planète ? C’était les humains qui étaient compliqués à deviser tout à réglementer tout en plusieurs petites entités qui fonctionnaient seules et qui par la suite devait référer à une entité plus grande. Stupide. Elle reporta son regard vers le sien.

-Il y a une énorme différence entre la réalité et la fiction vous savez. Votre héros ne se confrontera pas de sitôt à ce qu’est mon origine et si tel était le cas par la suite, faite attention je vous demanderais un versement. Vous voulez comprendre et bien, je n’ai pas de pays. Cela vous va-il mieux ? Je ne sais pas en dire car il n’y en a pas… Allez mettez votre réflexion en route Aindreas...

Elle s’autorisa l’utilisation de son prénom bien qu’il n’y a en aille rien demander ni autoriser. N’ailant pas elle-même de nom de famille et n’ayant aucun titre ou grade à signaler comme signe de respect, on faisait donc avec ce qu’il restait, c’était à dire son prénom. Elle prit la bouteille vide en main avant de la reposer. Ce n’était pas comme si la Reine passait son temps à en boire hein, vu le nombre d'humains qui tournait dans sa sphère, surtout Thaïs.

-Il paraît que ce n’est pas terrible, alors courage il y en quelqu'un là-bas qui ne sont pas vraiment là pour un livre…

Hj: Je traine pardon ^^'

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MessageSujet: Re: Rien n'est dénué d'intérêt | Aindreas Lun 17 Sep - 8:30

La jeune femme passa très rapidement sur ses origines me laissant ainsi sur ma faim. Apparemment, les confessions ce n’était pas son truc. Je ne m’avouais cependant pas vaincu. Le fait de rester évasive sur ses origines était la preuve qu’il y avait à dire. De nature curieuse je n’allais surement pas me satisfaire de si peu et c’est comme si elle s’en était doutée qu’elle me demanda les miennes.

Je lui parlai furtivement de l’Irlande, mon pays natal, celui où j’avais passé toute mon humanité et ma renaissance. Je lui parlais des traditions familiales de donner à chaque enfant un prénom à signification. C’était très courant dans les familles de sang noble. Ainsi, le peuple était plus à même de se représenter une image des membres des riches familles, même sans les avoir vu. Evidemment aujourd’hui, l’Irlande n’était plus ce qu’elle était, et cette tradition avait disparu avec bien d’autres. Ne désirant pas palabrer durant des heures sur l’Irlande, je réattaquais. Comment parler de ses origines pouvait-il être compliqué ? Je viens d’ici ou d’ailleurs, voilà ce que tout le monde s’attend à entendre lorsqu’il demande à quelqu’un d’où il vient. Quel était la difficulté ?

Batanya ne répondit pas à ma question et se contenta de sourire avant d’en poser une autre à son tour. Nous n’avions pas fini… « Irlande hein ? Je n’ai jamais vu mais vous parliez de signification ? Quel est celle de votre nom ? » Evidemment. Je lui avais tendu une perche n’est-ce pas ? Il était à peu près certain qu’elle allait rebondir dessus. J’étais bien idiot d’avoir pensé qu’elle serait du genre à se laisser aller à la confidence sans avoir eu véritable réponse à ses questions. Si je comprenais bien, on allait s’adonner au jeu du « question/réponse ». Et bien soit, j’acceptais d’un dire un peu plus, et même de mentir si cela était nécessaire. J’aimais protéger ma vie privée, surtout depuis que Maxine la partageait. « Viril et courageux. C’est ce que veut dire Aindreas. » Dis-je simplement, sans sourire, sans regard, sans sous-entendu, sans rien. Je venais de répondre à sa question, il était légitime qu’elle fasse de même avec la mienne. Dévoiler ses origines était compliqué ? J’étais loin d’être idiot, loin d’avoir l’esprit fermé, loin d’être du genre à ne pas prendre le temps d’écouter. La patience est un savoir qui s’acquiert avec l’âge, et j’avais plus de deux-cent ans.

Après un certain temps de réflexion, elle fini par plonger son regard noir dans le mien. « Il y a une énorme différence entre la réalité et la fiction vous savez. […] Allez mettez votre réflexion en route Aindreas... » Il était évident que mon héros n’allait jamais se frotter à l’espèce qu’était Batanya. Même si j’ignorais tout à fait à quel genre elle appartenait, j’étais certain qu’elle n’était pas humaine et mes romans ne touchaient ni de près ni de loin au surnaturel. Certains vampires m’avaient d’ailleurs blâmé pour ça, pour avoir complètement éradiqué ma propre race de mes œuvres littéraires. Cependant une chose m’intrigua fortement. « je n’ai pas de pays ». Voulait-elle dire par là qu’elle était du genre nomade ? Je l’étais aussi, elle le savait, j’avais pourtant comme tout le monde un pays d’origine, un endroit où j’étais né, l’Irlande en l’occurrence. Je fronçais les sourcils. Evidemment qu’elle avait compris ce que je lui avais demandé. Sa réponse n’était donc pas erronée, c’était la pure vérité. Race non définie, provenance inconnue car « pas de pays » ? Est-ce que cette chère Batanya venait d’une autre … Planète ? Rien ne m’aurait étonné, mais je n’eu pas le temps de rétorquer quoi que ce fut car elle s’empara de la bouteille de True Blood que j’avais vidée quelques minutes plus tôt. Elle la scruta un instant avant de la reposer sur la table.

« Il paraît que ce n’est pas terrible, alors courage il y en quelqu'un là-bas qui ne sont pas vraiment là pour un livre… » Dit-elle sur un temps subjectif. Je fronçai les sourcils. Etait-elle réellement en train de me pousser à m’abreuver du sang des personnes se trouvant dans la pièce à côté ? Soit c’était un test, soit cette jeune femme, quoi qu’elle fût, était du côté des vampires qui se revendiquaient « supérieurs » aux hommes. Dans l’un ou l’autre cas, elle n’était pas une alliée pour moi. Cependant, ma « seconde » nature était secrète, personne ne savait rien sur mon passe-temps favori, à part Maxine. Aucun être, vivant ou mort, ne savait que j’étais en quelque sorte un « traite » à mon sang, tuant des vampires à chaque fois que l’occasion m’en était donnée. Je décidais de faire abstraction de sa remarque, peu désireux de lui faire croire quelque chose de vrai ou de faux d’ailleurs. Je me contentai de reprendre une bouteille de True Blood, de la décapsuler et d’en vider le contenu encore chaud, un peu comme une marque d’arrogance. « Disons que je suis bien difficile en matière de sang humain. Je ne sens ici aucune preuve de la présence d’un sang de qualité, alors à quoi bon hein ? »

Cette remarque me ramena instantanément aux origines de Batanya. Celle-ci n’avait pas un sang de qualité puisqu’il ne s’agissait pas d’une humaine. A en croire ses dires, elle ne venait même pas d’ici, de la Terre. Incroyable n’était pas le mot juste puisque j’étais habitué depuis longtemps déjà à l’étrangeté du monde dans lequel je vivais, mais réaliser que la vie ne se limitait pas à la planète Terre était troublant. Nous étions bien loin des fantasques petits hommes verts venus de Mars, Batanya était en tout point semblable à un être humain, si ce n’est cette odeur bien différente. « Ma réflexion mise en route me laisse penser que vous ne venez pas de la planète bleue très chère. Est-ce que ma réflexion me pousse vers des idées idiotes ? » J’étais maintenant persuadée que la réponse serait « non », mais était-elle à même de me révéler de quel endroit exactement elle venait et, surtout, me révéler le secret de son arrivée ici ? Je la gratifiai d’un sourire charmeur en attendant sa réponse, intriguée par ce qu’elle allait m’apprendre.



Spoiler:
 

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MessageSujet: Re: Rien n'est dénué d'intérêt | Aindreas Sam 22 Sep - 17:42


Rien n'est dénué d''intérêt



Soif de connaissances.
Voilà ce qui pourrait résumer Batanya quand elle n’était pas en service actif, autant dire que cela était peu souvent le cas. Arrivée ici comme un cheveu sur la soupe, sans comprendre la moitié de ce qui se passait, la moitié des comportements d’autrui, tout lui était nouveau, tout était par conséquent intéressant. Au plus, on avait des connaissances variées, au plus on pouvait les utiliser à toutes les fins. C’était certes la curiosité qui l’avait poussée à lire un de ces premiers livres, puis tout ce qui était dit l’avait accroché, une sympathie qui l’avait amenée ici et maintenant c’était à nouveau la curiosité qui reprenait le relais. Elle avait pourtant déjà conscience d’avoir eu un traitement un peu plus favorable que n’importe quelle autre cliente de cette libraire et pourtant, elle ne pouvait pas s’empêcher de pousser encore un peu plus loin les interrogations. Elle devrait sans doute déjà être comblée dans la limite de la décence et au lieu de cela, elle s’acharnait à essayer d’en connaitre davantage sur lui. Voir d’autre style de vampire était plaisant quand même. Elle connaissait la frivolité de Sophie-Anne, le sérieux de Jeremiah, l’amusement d’Adonis et une envie d’intégration par Athénaïs et ici qu’est-ce se seraient ? La brune ne bougeait pas vraiment, elle n’en ressentait pas le besoin, sans engourdissement sans fourmillement. Éludant sa question première sur son origine, elle avait persévéré avec ce pays inconnu. De nom certes, mais pas de vie. Elle eut finalement la récompense d’avoir la signification : Viril & Courageux. Duo plutôt étrange et au combien original.


-Intéressant…

Finit-elle par murmurer de manière un rien joueuse. Par la suite, pour rendre la politesse, elle dévoila donc son origine par de simples mots comme : aucune. Que pouvait-elle dire d’autre, elle n’avait pas de pays d’un point de vue strict, elle venait d’une planète c’était tout. Même si l’envie lui prenait d’en prononcer le nom, elle était plus que certaine qu’aucun de ces humains qui se disaient astronautes, ne la connaîtrait. Ou alors, ils n’étaient pas tout à fait sans connaissance dans le domaine du surnaturelle. Vu que c’était une planète certes mais venant d’une autre dimension que la leurs. Dire cela, c’était la porte ouverte à toutes les stupidités classiques et les références aux films à succès tels aliens & prédator. Hors, La Britlingen leurs ressemblaient en tout point, enfin presque. Il y avait juste un entrainement militaire et presque l’immortalité en prime. C’était ces seules différences avec les militaires de carrière. Que soit, elle s’amusa à le laisser imaginer un peu tout et n’importe quoi. Après tout, il devait avoir l’habitude de faire fonctionner son imagination pour tirer les trames qui faisaient naitre le fils rouge de ses livres. Puis un peu comme pour passer là-dessus, la bouteille vide de Tru Blood requerra son attention. Seulement au vu du regard qu’elle reçut d’Aindreas ainsi que sa réaction, elle se dit qu’elle avait mis les pieds dans le plat. Voilà bien quelque chose qui divisait un certain nombre des vampires et elle, elle prenait le tout et lançait comme ça. Elle se redressa de la table tranquillement et marcha un peu dans la pièce pour finir par se retourner dans sa direction quand il répliqua. Affabulait-elle ou, il y avait de l’arrogance dans ces paroles ? Peut-être bien. Oh là, il y avait une erreur, elle ne voulait pas dire qu’il devait se nourrir sur une des personnes présentes et qu’elle ne demandait que cela, non. Elle voulait juste dire que cela n’étanchait pas réellement cette envie sanguinaire et que certains seraient capables de créer une situation équivoque. Arf, il faudrait bien qu’elle se rattrape.

-Je crois que vous vous méprenez sur mes paroles, peut-être les ai-je mal formulées. Je n’insinuais pas que vous deviez en profiter pour assouvir cette soif impériale. Non je voulais juste dire qu’il y a surement des gens qui sont prêts à tout pour continuer à vous montrer sous le mauvais jour.

Et personne ne devait vraiment être mal vu. Ordre de Nan Flaningan, enfin sous entendu plutôt limpide si on avait deux sous de jugeotes. On peut dire que la garde du corps de toute façon ne fessait jamais de demi-mesure avec les ordres, quand on lui disait de régler un problème généralement c’était de manière assez radicale. A quoi bon s’encombrer d’un procès franchement ? La justice ce n’était pas dans son apprentissage. Et puis c’était juste la sécurité d’une seule et unique personne qu’elle était chargée pour ce qui était des autres, ce n’était pas son problème. Elle ne pouvait pas veiller sur la planète entière. Que la terre se débrouille à Britlingua on se débrouillait très bien. Donc oui, elle aurait put ne pas se mêler de toute cela et de se retenir de parler. Que soit puis soudain une autre interprétation lui revient en mémoire et si quand il disait pièce, il parlait juste de celle-ci ? Elle devait prendre cela comment ?

-Ou c’est une manière de dire que je sens mauvais ?

Ironie. Quand tu nous tenais. Après tout on pouvait essayer un peu d’humour pour éviter de répéter les impairs. Il serait on ne peut plus dommage pour la jeune femme que de terminer sur une mauvaise note alors que tout se passait très bien jusqu'alors. Bien qu'en soit, si on parlait de son cas, personne n’avait jamais émit le moindre commentaire, sans doute que personne n’avait vraiment eu le culot de le faire face à elle en tout cas. Et le premier à vrai dire qui voudrait gentiment sortir les crocs pour gouter n’était sans doute pas encore créé. Non mais ! D’un côté comme ce n’était que par son épée qu’on pouvait la tuer, elle supposait que ce n’était pas forcément du sang à proprement parler, aller savoir, elle ne se blesserait pas juste pour vérifier. Mais bon très vite, elle fut ramenée à la réalité des lieux quand sa douce voix parfaitement modelée reprit la parole. Son regard habituellement noir suie sembla s’illuminer pendant quelques instants. Il semblait avoir trouvé alors fallait-il vraiment y répondre. C’était plus poli.

-Non non, votre réflexion est parfaitement justifiée. Cette charmante terre n’est pas mon berceau mais n’aillez crainte aucune bonhomme vert à l’horizon et je ne vais pas me transformer en monstre informe.

L’écrivain semblait captivé & intriguée. Oh oui, cela se sentait que s’en était presque tangible mais pouvait-on vraiment retenir cet imminent personnage pendant encore de longues minutes ? Parce que la masse de population allait finir par s’impatienter de ne pas voir revenir leur héros. À moins qu’on la regarde bizarrement en mettant un pied dans cette cohue ? Oh, elle ne s’en faisait pas pour elle, un regard bien senti pouvait décourager même les plus téméraires d’entre eux d’oser ouvrir la bouche en sa présence. Peut-être cette histoire d’aura mystique qu’ils ne voyaient pas mais qu’ils présentaient quand même comme un danger potentiel. Une menace, elle l’était, mais pas pour eux tant qu’aucun décidait de tuer la Reine de Lousianne. Un peu a contre cœur, elle enchaîna.

-Je sais que vous avez encore mille questions sur le bout des lèvres mais croyez-vous que cela soit bien raisonnable de les faire attendre plus longtemps ? On risquerait une émeute…Vous avez encore une pause à prendre ?

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MessageSujet: Re: Rien n'est dénué d'intérêt | Aindreas Mer 3 Oct - 11:51

La réflexion de Batanya sur le sang qui m’attendait de l’autre côté me déplut fortement, même si je n’en laissais rien paraitre. Elle ne m’avait pas réellement invité à boire le sang des fans qui étaient venus dans un but tout autre que se faire signer mon dernier roman, mais de cette manière que je le pris. Me nourrir par intérêt, en profitant de la naïveté d’âme trop ensorcelée par mon charme n’était pas réellement dans mes habitudes. Pas quand il s’agissait d’humains en tout cas. Cachant au maximum mon agacement et le fait que je la prenais maintenant pour une ennemie, je lui répondis qu’aucune délicieuse odeur ne me parvenait alentour. C’était plus ou moins un mensonge, car certes mon odorat aiguisé avait été titillé par les effluves de quelques corps, mais cela avait nargué ma soif qui était quasiment étanchée. Personne n’avait rien à craindre et il n’y avait aucune chance que je saute au cou de quelqu’un pour le vider. Autrement dit : aucune raison d’attaquer qui que ce fut.

La jeune femme sembla hésiter un instant avant de se reprendre, un ton de confusion dans la voix. « Je crois que vous vous méprenez sur mes paroles, peut-être les ai-je mal formulées. Je n’insinuais pas que vous deviez en profiter pour assouvir cette soif impériale. Non je voulais juste dire qu’il y a surement des gens qui sont prêts à tout pour continuer à vous montrer sous le mauvais jour. » Par « vous » parlait-elle des vampires en général ou bien de moi ? Je n’avais eu aucun problème sur ma nature, si ce n’est ces quelques débats de parents refusant de laisser leurs enfants lire les racontars d’un homme mort. Même si elle ne l’ignorait pas, je ne pensais pas que le fait de continuer à me montrer sous un mauvais jour me concernait moi simplement. Elle parlait des vampires en général. Elle semblait en connaître un rayon, et si vraiment elle venait d’une autre planète, je me demandais bien ce qui avait pu l’amener ici, et ce qui l’avait aidé à connaître tant de choses à notre sujet. C’était une histoire d’immortels, ça ne faisait aucun doute, car si elle maîtrisait le sujet vampire avec brio, elle semblait peu habituée aux évènements dits humains. Je décidai de ne rien ajouter à sa remarque, elle ne m’en laissa d’ailleurs pas le temps. Elle semblait avoir réfléchi à la question quelques temps avant de s’exclamer, faussement blessée. « Ou c’est une manière de dire que je sens mauvais ? » Je ne pus retenir un sourire en coin. Cette femme avait de l’humour, elle gagnait quelques points. « Les vampires ne sont attirés que par le sang humain, et ce n’est pas ce que vous êtes, autrement dit, vous ne faites pas réellement partie de mes envies… Culinaires. » Ajoutai-je, narquois.

Passant un autre sujet, qui était pourtant redondant dans notre discussion depuis le début, je lui exposais mon hypothèse. Je la trouvais idiote, mais d’un autre côté, elle ne m’aurait pas étonné. Venait-elle d’une autre planète ? « Non non, votre réflexion est parfaitement justifiée. Cette charmante terre n’est pas mon berceau mais n’aillez crainte aucun bonhomme vert à l’horizon et je ne vais pas me transformer en monstre informe. » Sa remarque me fit sourire. C’est vrai que les « extra-terrestres » étaient un sujet qui faisait parler l’Homme depuis des décennies. Il y avait eu grand nombre de preuves, de légendes, de faits divers et de reconstitutions qui traitaient d’objets volants non identifiés, de petits hommes verts. Autant d’histoires plus fantasque les unes que les autres. Je n’étais pas du genre à apprécier ce genre de choses « anormales » et n’étais pas friand des romans qui traitaient du sujet, mais en tant qu’écrivain je devais admettre que les auteurs de ce genre d’ouvrages avaient de l’imagination à revendre.

« Je sais que vous avez encore mille questions sur le bout des lèvres mais croyez-vous que cela soit bien raisonnable de les faire attendre plus longtemps ? On risquerait une émeute…Vous avez encore une pause à prendre ? » Sa remarque me sorti de mes pensées et me ramena au temps réel. Je scrutai rapidement ma montre et fis une grimace. Effectivement, la pause s’était éternisée, un peu trop même et mes fans allaient commencer à s’impatienter. L’optique de rester ici avec Batanya à discuter avec curiosité était plaisante, mais elle n’était pas raisonnable. J’allais devoir allonger ma deuxième partie de dédicace pour me faire pardonner et parler plus que d’ordinaire avec les quelques groupies que j’avais. Tant pis. Je poussais un soupire et me précipitai d’ajouter, pour ne pas porter de confusion. « Ce genre d’évènements n’est pas du tout un calvaire, j’aime beaucoup me sentir proche de mes lecteurs, mais il est vrai que c’est un peu frustrant de vous quitter comme ça. » Quelqu’un frappa à la porte et le libraire passa timidement la tête dans l’embrasure de la porte avant de bredouiller. « Heu, monsieur O’Connell, ils, ils vous attende. » « Prévenez que j’arrive. ».

Je reportai mon attention sur la jeune femme et lui tendis la main. « C’était un réel plaisir de faire votre connaissance. Je n’aurai pas le temps cette nuit de vous accorder un autre moment, mais je suis optimiste. Nous nous reverrons. » Je ne lui avais fait aucune proposition de rencart, laissé aucune chance de le faire elle-même. Je me contentai de placer mon bras dans son dos sans pour autant le toucher et l’entrainai dans la pièce où une foule de personnes m’attendait impatiemment. Un dernier coup d’œil en arrière et mes yeux à la vue vampirique se posèrent sur un mince cheveu brun et long, tombé près de la bouteille vide True Blood. Je souris. Maxine allait être ravie d’avoir quelque chose d’extraordinaire à analyser.

Lorsque la porte s’ouvrit, j’abandonnai Batanya dans un sourire bref et allai me placer à ma table où la queue s’était encore allongée. Il y eu quelques soupirs, quelques rires et quelques exclamations de joie. La nuit allait-être longue mais une chose était certaine : ce n’était que le commencement avec ma petite extra-terrestre. Elle était étroitement liée au milieu vampirique, c’était une certitude, et j’étais curieux de découvrir de quelle manière.



FIN




Spoiler:
 

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Le Chasseur
AINDREAS O’CONNELL .♠️. « Pas de Wolf-party ce soir ma chère, désolé. » → Aindreas à Maxine

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